Le Vénérable Antoine-Marie Zaccaria

Fondateur de la Congrégation des Clercs réguliers de Saint-Paul

Fête : 5 juillet 16ᵉ siècle • vénérable

Résumé

Médecin de formation devenu prêtre à Crémone, Antoine-Marie Zaccaria fonda à Milan en 1530 la Congrégation des Barnabites et l'Ordre des Angéliques. Consumé par un zèle apostolique intense et une charité immense envers les pauvres, il travailla à la réforme du clergé et des mœurs avant de s'éteindre à 36 ans en 1539.

Biographie

LE VÉNÉRABLE ANTOINE-MARIE ZACCARIA,

FONDATEUR DE LA CONGRÉGATION DES CLERCS RÉGULIERS DE SAINT-PAUL, DITS BARNABITES

LE VÉNÉRABLE ANTOINE-MARIE ZACCARIA. 463

passion pour les pauvres, à qui il était heureux de distribuer les aumônes dont sa mère le faisait dépositaire.

Parvenu à l'âge d'étudier, Antoine fut placé dans un collège où il se distingua bientôt par son intelligence précoce, son assiduité à l'étude et la pureté de ses mœurs. Après avoir terminé ses études littéraires à Crémone, il fut envoyé à Pavie pour y faire sa philosophie, puis en 1520, à l'université de Padoue pour y étudier la médecine. Bien que livré à lui-même, il sut, au milieu des dangers qui l'environnaient de toutes parts, conserver son innocence par la fréquentation des sacrements et la pratique de la mortification. Son cours terminé, il fut reçu docteur en médecine vers l'année 1524, et revint à Crémone pour y exercer son art. Mais Dieu, qui l'avait destiné à guérir les maladies de l'âme plutôt que celles du corps, changea tellement son cœur, que le jeune docteur ajourna d'abord ses projets, et finit ensuite par y renoncer complètement. Sur l'avis de son directeur, le P. Marcel, religieux de l'Ordre de Saint-Dominique, Antoine-Marie se livra à l'étude de la théologie. Comme il alliait à l'amour de l'étude une grande pureté de mœurs, et qu'il était en outre doué de talents supérieurs, il se distingua promptement par des progrès très-sensibles dans la science comme dans la vertu et fut bientôt en état de recevoir les Ordres sacrés et enfin le sacerdoce. Lorsqu'il offrit pour la première fois le saint sacrifice, avec un visage angélique, brûlant d'amour et baigné de larmes, tout absorbé dans la conviction de son propre néant, et la méditation du grand mystère de l'autel, on le vit entouré tout à coup d'une lumière céleste et d'une multitude d'anges qui, formant un cercle, assistaient respectueusement à l'auguste sacrifice. Le bruit de ce prodige, qui se répandit aussitôt dans Crémone, accrut encore la réputation de sainteté qu'Antoine-Marie s'était déjà acquise aux yeux de tous, et contribua à lui mériter le nom d'homme angélique, d'ange de Dieu qu'on lui donna vulgairement dans la suite.

A peine se vit-il ainsi revêtu de la dignité sacerdotale, qu'il oublia, à l'exemple de saint Paul, tout ce qu'il avait fait jusqu'alors pour Dieu, et regarda désormais comme un devoir de faire de plus grandes choses pour la gloire du divin Maître et le salut des âmes. Tout le temps qu'il ne donnait pas à la prière et à l'exercice du saint ministère était consacré à l'étude de la théologie. Se reconnaissant débiteur envers tout le monde, il s'efforçait par ses œuvres de charité de gagner tous les hommes à Jésus-Christ en se faisant tout à tous à l'exemple de l'Apôtre. Il visitait souvent les malades dans les hôpitaux et les détenus dans les prisons, apportant aux uns et aux autres le baume de la consolation, non-seulement en les exhortant à supporter patiemment leurs maux, mais encore en leur distribuant des secours de tout genre. Sa maison devint, pour ainsi dire, l'asile des pauvres, l'hôtel des pèlerins, le rendez-vous de tous ceux qui, attirés par l'odeur de sa sainteté, s'adressaient à lui comme au père et au bienfaiteur de tous. Bon et affable envers tous, il accueillait tout le monde avec un cœur de père, secouait selon son pouvoir et renvoyait chacun consolé.

Antoine-Marie ne montra peut-être nulle part une charité plus vive et plus féconde que dans la prédication ; aussi l'avantage que la ville de Crémone en retira fut immense. Cette cité, par suite des guerres et des dissensions intestines, était alors dans l'état le plus déplorable, tant sous le rapport de la misère que de la corruption. Mais plus le mal spirituel était grand, plus Antoine-Marie s'efforça d'y porter remède, principalement au moyen de la prédication. Comme il unissait la force de la parole à celle de la

VIES DES SAINTS. — TOME XV. 30

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prière et d'une grande pureté de mœurs, Dieu bénit son ministère et lui fit opérer d'admirables fruits de conversion. La ville de Crémone ne devait pas être la seule à profiter de la charité bienfaisante d'Antoine-Marie. A cette époque, le relâchement de la discipline et les graves désordres qu'il entraîne à sa suite s'étaient introduits dans le clergé et dans les cloîtres : de là l'ignorance, la superstition et la licence des mœurs dans le peuple qui n'avait que du mépris pour ces pasteurs infidèles, quand il ne s'autorisait pas de leurs scandales publics pour excuser sa conduite et donner un air de bienséance et d'honnêteté à sa propre corruption. Pour remédier à de si grands désordres, Antoine-Marie conçut le projet d'instituer une Congrégation de prêtres pour la réforme des mœurs. S'étant rendu à Milan, il se lia dans cette ville avec Barthélemy Ferrari et Jacques-Antoine Morigia qui sentirent bientôt naître en eux le désir ardent de s'unir à lui pour former la Congrégation qu'il avait projetée. Ceci eut lieu en l'année 1530, et fut le commencement de la Congrégation des clercs réguliers de Saint-Paul. Antoine-Marie voulut que ses compagnons se distinguassent avant tout par l'humilité, la pauvreté d'esprit, l'abnégation d'eux-mêmes et la pratique de l'oraison. Il ouvrit à Milan une école de perfection chrétienne pour tous ceux qui voudraient s'adresser à lui ; on accourut en foule tous les jours aux conférences spirituelles et aux exercices religieux qu'il donnait, en sorte que sa maison devint bientôt trop étroite pour contenir la multitude des auditeurs.

Quelques compagnons étant venus se joindre à lui, il demanda et obtint, le 18 février 1533, l'institution canonique de son Ordre, sous le nom de Clercs réguliers. En 1534, il admit ses premiers disciples à prendre l'habit régulier, et leur donna des règles qui furent augmentées dans la suite et définitivement confirmées par le pape Grégoire XIII dans la bulle du 4 novembre 1579. En instituant une nouvelle Congrégation, Antoine-Marie s'était proposé, avant tout, de travailler à la réforme des mœurs du clergé et du peuple de Milan. Pour arriver à ce double but, il invita les ecclésiastiques à des conférences spirituelles, et établit pour les hommes la Congrégation des mariés, dans laquelle on faisait aussi des conférences spirituelles. Outre le soin particulier qu'Antoine-Marie et ses religieux donnaient, dans leur communauté, aux ecclésiastiques et aux laïques qui s'y rendaient en grand nombre, ils s'employaient encore activement à la prédication de la parole divine et à l'administration des sacrements. Toutes ces œuvres ne suffisant pas à leur zèle, ils se mirent à visiter les hôpitaux, et y épuisèrent envers les malades tous les secours qu'impose la charité non-seulement pour le soulagement des âmes, mais encore pour celui du corps. Mais ce qu'on doit le plus admirer, est le zèle avec lequel Antoine-Marie s'efforça de ramener dans la voie du salut ceux qui avaient eu le malheur de s'en écarter depuis longtemps et qui ne fréquentaient plus la maison du Seigneur. Pour ramener les pauvres brebis égarées, il comprit qu'il fallait se dévouer à leur recherche. A l'énergie de la parole il joignit la vertu de l'exemple, si capable de toucher les cœurs. Brûlant de zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, il ne pouvait contenir le feu qui le consumait intérieurement. Un crucifix à la main, il sortait dans la ville, parcourait les rues et les places publiques, et au milieu de la foule que la nouveauté du spectacle attirait, il prêchait les opprobres, les souffrances de Jésus-Christ, et la nécessité de la pénitence dont il donnait lui-même l'exemple.

En présence des fruits prodigieux et de jour en jour plus abondants qui naissaient à Milan sous les auspices de la nouvelle Congrégation établie

par le vénérable Zaccaria, l'ennemi du salut, exaspéré par la perte et la honte que lui causaient ces zélés serviteurs de Dieu, excita contre eux une violente persécution, faisant entrevoir à quelques personnes comme une folie, et, à d'autres, comme un scandale intolérable, ce qui, dans ces religieux, était l'effet de leur grand amour pour Jésus-Christ et de leur zèle ardent pour le salut des âmes. Au milieu de toutes ces contradictions, loin de se laisser abattre, Antoine-Marie, joyeux et calme, mettait en Dieu une confiance d'autant plus grande, que les persécutions des hommes allaient toujours croissant. Cette tempête ayant été apaisée, il continua avec plus de ferveur et d'activité l'œuvre commencée de la réforme des mœurs, et Dieu bénit les œuvres de son zèle, en multipliant ses compagnons et en lui faisant conquérir un plus grand nombre d'âmes.

Le vénérable Zaccaria établit aussi à Milan un Ordre de religieuses qui prirent le nom d'Angéliques de Saint-Paul, nom qui leur fut confirmé par le pape Paul III, en 1545. Après avoir établi leur monastère près de la paroisse de Sainte-Euphémie, il se transporta avec ses compagnons, vers la fin de 1535, dans une maison située à côté de Saint-Ambroise, que la comtesse de Guastalla lui avait donnée; il y disposa en l'honneur de saint Paul un petit oratoire qui devint une église publique en 1542. Une fois installés dans cette nouvelle habitation, le vénérable Zaccaria réunit ses religieux en chapitre pour qu'ils élisent un supérieur. Sur ses instances, le P. Morigia fut nommé, le 15 avril 1536, le premier supérieur de l'Ordre des Clercs réguliers de Saint-Paul.

Le renom de sainteté des deux Instituts s'étant propagé dans les autres villes de la Lombardie, le cardinal Nicolas Ridolfi, qui administrait le diocèse de Vicence, pria le vénérable Antoine-Marie de se rendre à Vicence avec quelques-unes de ses religieuses les plus expérimentées, afin de lui venir en aide pour la réforme de deux monastères de femmes, où la discipline paraissait très-relâchée. Le vénérable serviteur de Dieu, voyant la volonté de Dieu dans cet appel, se rendit à Vicence, vers la fin de mai 1537, accompagné de quelques-uns de ses religieux et de quelques Angéliques. La réforme dont il s'occupa d'abord fut celle du couvent des Converties. Cette maison se composait de femmes qui avaient mené dans le monde une mauvaise vie et qui se trouvaient là pour faire pénitence de leurs désordres passés. Grâce à ses efforts persévérants, à ses vives exhortations et au secours que lui prêtèrent les Angéliques, il parvint à changer complètement les cœurs de ces pauvres brebis égarées. Afin de rendre stable le bien qu'il avait opéré dans ce couvent, il en donna la direction à quelques Angéliques. Il reforma ensuite un monastère de vierges, appelées religieuses de Saint-Sylvestre, qui, négligeant complètement l'observance de la Règle, s'étaient abandonnées à toutes sortes de vanités et de licences peu en harmonie avec la perfection de leur état. Les vertus et le zèle du vénérable Zaccaria triomphèrent bientôt de tous ces obstacles et ramenèrent parmi ces religieuses la plus exacte discipline. Mais il ne borna pas là son zèle et sa grande charité; il établit aussi à Vicence tous les exercices de piété qu'il avait introduits à Milan, et surtout les conférences spirituelles qui contribuèrent puissamment à ramener un grand nombre de personnes à la pratique des vertus chrétiennes. Il y introduisit aussi le pieux usage d'exposer avec toute la solennité possible le très-saint Sacrement à l'adoration des fidèles, pendant quarante heures.

De retour à Milan, le vénérable Zaccaria, malgré l'affaiblissement de sa santé, travailla avec ardeur, pendant les deux dernières années de sa vie,

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à toutes les œuvres qu'il avait entreprises. Voyant son Ordre se développer de plus en plus, il résolut de faire l'acquisition d'un local plus convenable que celui qu'il occupait. On lui offrit une ancienne église dédiée à saint Barnabé, qui se trouvait hors de la porte Tosa, dans un lieu retiré et paisible. Mais la mort l'enleva avant la conclusion de cette affaire; car les Clercs réguliers n'y furent définitivement établis qu'en 1547. Telle fut l'origine du nom de Barnabites, qu'on leur donne encore généralement aujourd'hui. Une autre chose que le vénérable Zaccaria eut grandement à cœur, fut la profession de ses vœux solennels qu'il avait différée jusqu'alors. Cependant on ne sait pas avec certitude si la mort lui laissa le temps de faire ses vœux. Vers la fin de mai 1539, le Vénérable, qui ne reculait devant aucune œuvre de charité, se rendit à Guastalla pour y faire une mission. Mais les fatigues qu'il s'était imposées, jointes aux rigueurs de ses mortifications, le firent tomber bientôt dans une telle langueur et une telle défaillance, qu'il fut victime de sa trop grande charité. Aux premières atteintes de la fièvre, il ne tarda pas à connaître qu'il touchait au terme de son pèlerinage. Transporté à Crémone, chez sa mère, la maladie fit des progrès rapides, et le Vénérable, muni des derniers sacrements, s'endormit paisiblement dans le Seigneur, le 5 juillet 1539.

Le corps du vénérable serviteur de Dieu fut transporté à Milan, déposé dans le monastère et mis provisoirement sous l'autel d'une chapelle située sous le chœur des religieuses Angéliques, où il demeura pendant vingt-six ans, se conservant intact et sans corruption. En 1566, on l'enterra au pied de l'autel où il resta jusqu'en 1664. A cette époque, ses restes furent renfermés dans un cercueil couvert de laiton, et placés, près du même autel, dans une niche. Ils y reposèrent jusqu'à l'année 1806, où le pape Pie VII permit d'introduire la cause de sa béatification. C'est alors que les saintes reliques furent, à la demande du chapitre métropolitain, transférées dans la cathédrale de Milan, et placées à l'entrée de la chapelle souterraine de Saint-Charles. Le pape Grégoire XVI, le 20 juin 1833, se prononça affirmativement sur les vertus du vénérable Zaccaria pratiquées à un degré héroïque, et le pape Pie IX en rendit le décret, alors qu'il était en exil à Gaëte, en 1849.

Nous avons extrait cette biographie de la Vie du vénérable Zaccaria, par le R. P. Toppa.

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## VIᵉ JOUR DE JUILLET

### ANNIVERSAIRES ET COMMÉMORATIONS.

Joseph Desjardins, né à Hénin-Liétard (Pas-de-Calais, arrondissement de Béthune, canton de Carvin), frère convers et chirurgien de l'abbaye de Sept-Fonds (diocèse d'Autun); déporté sur des plages lointaines en 1793, pour refus de serment; mort en exil le 6 juillet 1794. — Suzanne Gaillard, religieuse du Saint-Sacrement au couvent de Bollène (Vaucluse), sous le nom de sœur Saint-Mathieu; arrêtée le 2 mai 1794 et jetée dans les prisons d'Orange; condamnée à mort pour refus de serment, par le tribunal populaire de cette ville; exécutée à l'âge de trente et un ans. 1794. — Garnier, prêtre sexagénaire du diocèse de Coutances; enfermé, pour refus de serment, dans le fort du Mont-Saint-Michel, sur les côtes de la Normandie; y resta en proie à de

ANNIVERSAIRES ET COMMÉMORATIONS. 469

grandes souffrances jusqu'en 1796; fut relâché et revint dans son diocèse; assassiné par des soldats ivres au moment où il revenait d'administrer un malade. 1797. — Gaudaire, jeune ecclésiastique du diocèse de Saint-Malo (aujourd'hui de Rennes); arrêté à Méneac (Morbihan, arrondissement de Paimbœuf, canton de la Trinité) par des soldats d'une colonne mobile, et massacré sur-le-champ. 1797. — Gaultier, prêtre sexagénaire du diocèse de Cavaillon (aujourd'hui d'Avignon), assassiné dans son domicile, pour son attachement à la foi catholique. 1791. — Françoise Gaudronneau, religieuse du diocèse d'Angers, se retira à Vezins (Maine-et-Loire, arrondissement de Beaupréau, canton de Cholet) lors de la suppression de son cloître; arrêtée dans ce bourg et jetée dans les prisons d'Angers; morte dans les fers. 1794. — Geoffroy, curé de Fleury-la-Tour (Nièvre, arrondissement de Nevers, canton de Saint-Benin-d'Azy); expulsé de sa cure pour refus du serment de 1791; arrêté et mis en réclusion dans une maison claustrale de Nevers; transporté à Nantes pour être déporté; mort par suite de mauvais traitements sur la calaison du port de cette ville. 1794. — Georgelin, prêtre du diocèse de Saint-Brieuc; arrêté par des troupes révolutionnaires au moment où il assistait un mourant; conduit sur la place publique de Plouec (Côtes-du-Nord, arrondissement de Guingamp, canton de Pontrieux) et fusillé, à l'âge de vingt-sept ans. 1798. — Bonne Gérard, religieuse Hospitalière de la maison de charité d'Arras; arrêtée et envoyée à Cambrai; condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire de cette ville, et exécutée à l'âge de quarante-sept ans. 1794.

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## VII JOUR DE JUILLET

### ANNIVERSAIRES ET COMMÉMORATIONS.

Jean Causse, curé de Chatel-de-Neuvre (Allier, arrondissement de Moulins, canton de Montet), né à Saint-Pourçain (arrondissement de Gannat) en 1733; déporté au-delà des mers pour refus de serment; mort en exil à l'âge de soixante et un ans. 1794. — Jeanne Dumeau, née à Bordeaux, religieuse de cette ville; arrêtée et traduite devant une commission militaire; condamnée à mort pour avoir assisté à des cérémonies religieuses présidées par des prêtres non assermentés; exécutée à l'âge de vingt-huit ans. 1794. — Jean-Baptiste-Auguste Salignac de Fénelon, né à Saint-Jean-d'Estissac (Dordogne, arrondissement de Bergerac, canton de Villamblard) en 1714, prêtre du diocèse de Périgueux, aumônier du quartier de la reine Marie Leczinska, épouse de Louis XV; se retira en 1768 au prieuré de Saint-Sernin-du-Bois (diocèse d'Autun), puis vint à Paris et se réfugia au séminaire des Missions-Étrangères; arrêté en ce lieu comme suspect vers la fin de 1793; enfermé dans la prison du Luxembourg; condamné à mort comme complice de la conspiration du Luxembourg; exécuté à l'âge de quatre-vingts ans. 1794. — Anne Gassiot, née à Bordeaux en 1761, religieuse d'un couvent de cette ville; condamnée à mort comme fanatique par une commission militaire; exécutée à l'âge de trente-trois ans. 1794. — Marie-Madeleine Guilhermier, religieuse Ursuline du couvent de Bollène (Vaucluse), sous le nom de sœur Sainte-Mélanie; arrêtée et jetée dans les prisons d'Orange (Vaucluse); condamnée à mort par la commission populaire de cette ville; exécutée à l'âge de soixante-trois ans. 1794. — Jean-Joseph Juge de Saint-Martin, prêtre, né à Limoges, chanoine de la cathédrale de cette ville et prieur de Miallet (Dordogne); ne fit point le serment schismatique de 1791 et resta à Limoges après la suppression de son chapitre; prêta, puis rétracta le serment de liberté-égalité; arrêté comme suspect et jeté dans les prisons de Limoges; transféré à Rochefort pour être déporté au-delà des mers; transporté malade à l'hôpital de cette ville; mort dans cet établissement à l'âge de cinquante-cinq ans; enterré dans l'île d'Aix. 1794. — Jean-Alexandre de La Roche-Lambert, né à Cahors en 1736, vicaire général de l'évêque de Beauvais, chanoine et grand-chantre de son église cathédrale, ne fit aucun des serments révolutionnaires et resta à Beauvais après la suppression de son chapitre; arrêté en 1793 et jeté dans les prisons de cette ville; transféré à Paris en 1794 et enfermé successivement à Bicêtre et au Luxembourg; condamné à mort comme complice de conspiration et exécuté à l'âge de cinquante-huit ans. 1794. — Mathurin Lebreton, prêtre du diocèse de Saint-Malo (aujourd'hui de Rennes), vicaire à Plencadoux (Morbihan, arrondissement de Vannes, canton de Questembert); refusa le serment schismatique de 1791 et resta dans sa paroisse malgré la loi de déportation; arrêté et jeté dans les prisons de Vannes, puis condamné à mort comme prêtre réfractaire par le tribunal révolutionnaire du Morbihan. 1794. — Georges-Charles de Lurienne, né à Rouen en 1732, prêtre et chanoine de l'église cathédrale de cette ville; y resta après la suppression des

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chapitres et lors de la loi de déportation; arrêté, envoyé à Paris et jeté dans les prisons du Luxembourg; condamné ensuite comme conspirateur et exécuté à l'âge de soixante-deux ans. 1794. — Matthieu Picard, né à Joigny (Yonne) en 1739, curé de Rupéreux (Seine-et-Marne, arrondissement de Provins, canton de Villiers-Saint-Georges); arrêté comme insermenté en 1797; conduit à Rochefort et déporté au-delà des mers; échoué dans le désert de Sinamart; mort en exil à l'âge de cinquante-neuf ans. 1799. — Pierre-Paul Rempnouix, né à La Rochelle en 1751, curé de Rochechouart (Haute-Vienne); se démit de sa cure avant la Révolution et refusa le serment de la constitution civile du clergé; emprisonné en 1793, puis conduit à Rochefort pour être déporté; mort en exil à l'âge de quarante-trois ans. 1794. — François Sauvage, né à Saint-Léonard (Haute-Vienne, arrondissement de Limoges), prêtre du diocèse de Limoges; refusa le serment schismatique de 1791; emprisonné en 1793, puis conduit à Rochefort pour être déporté au-delà des mers; mort en exil à l'âge de cinquante et un ans. 1794.

Événements marquants

  • Études de médecine à Padoue (1520-1524)
  • Réception du sacerdoce à Crémone
  • Fondation de la Congrégation des Clercs réguliers de Saint-Paul (1530)
  • Institution canonique de l'Ordre (18 février 1533)
  • Fondation des religieuses Angéliques de Saint-Paul (Milan)
  • Réforme de monastères à Vicence (1537)
  • Mission à Guastalla (1539)

Miracles

  • Apparition d'une lumière céleste et d'un cercle d'anges lors de sa première messe
  • Conservation intacte du corps pendant vingt-six ans après sa mort

Date de fête

5 juillet

Époque

16ᵉ siècle

Décès

5 juillet 1539 (naturelle)

Catégories

Invoqué(e) pour

guérison des maladies de l'âme, réforme des mœurs

Autres formes du nom

  • Homme angélique (fr)
  • Ange de Dieu (fr)

Prénoms dérivés

Antoine, Marie

Famille

  • Sa mère (non nommée) (mère)