Saint Agrice (Agry)

Évêque de Trèves

Fête : 13 janvier 4ᵉ siècle • saint

Résumé

Clerc d'Antioche choisi par sainte Hélène et ordonné par le pape saint Sylvestre, Agrice devint archevêque de Trèves et primat des Gaules au IVe siècle. Il enrichit sa cité de précieuses reliques, dont la Sainte Tunique et un clou de la Passion, et transforma le palais impérial en basilique. Il mourut en 335 après avoir extirpé l'idolâtrie et gouverné son église pendant plus de vingt ans.

Biographie

SAINT AGRICE OU AGRY, ÉVÊQUE DE TRÈVES (335).

Après le départ de ce monde des premiers fondateurs de l’Église de Trèves, comme la semence du Verbe divin, par eux répandue, s’était en partie développée en une abondante moisson de sainteté, et en partie desséchée dans les cœurs pendant une ardente persécution de deux siècles, il plut à la divine miséricorde, lorsque la paix eut été rendue à l’Église par l’empereur Constantin, d’inspirer à sainte Hélène, mère de ce prince, de rappeler à la vie dans la cité de Trèves, la foi chrétienne qui s’y mourait.

Lors donc qu’elle eut appris que ce siège était dépourvu de pasteur, soucieuse de combler ce vide, elle présenta au souverain Pontife, pour être ordonné, un homme distingué par ses vertus, Agrice, clerc de l’église d’Antioche. Voulant pourvoir au salut de ce peuple non moins que correspondre aux désirs de l’impératrice, saint Sylvestre créa Agrice primat des Gaules et des deux Germanies, et le mit à la tête de l’Église de Trèves avec l’autorité et le titre d’archevêque.

Saint Agrice ayant reçu de la sainte impératrice d’insignes et précieuses reliques apportées d’Orient, les déposa dans un sanctuaire de l’église confiée à ses soins. Entre ces reliques nous comptons principalement la tunique sans couture du Sauveur et un des clous dont son très-saint corps fut percé et attaché à la croix ; de plus, les ossements de l’apôtre saint Matthieu et beaucoup d’autres qui sont encore aujourd’hui l’objet de la vénération des peuples et attirent un grand concours de pèlerins.

Il convertit le palais de sainte Hélène en une basilique métropolitaine dédiée au prince des Apôtres, dans laquelle il déposa le trésor de ces saintes reliques, excepté le corps de saint Matthieu, qu’il donna à la vieille église de Saint-Euchaire où le siège des évêques de Trèves avait été établi jusqu’alors ; plus tard cette église, augmentée d’un célèbre monastère, prit le nom de cet apôtre.

Le principal soin de saint Agrice fut d’extirper radicalement tout ce qui restait des superstitions idolâtriques à Trèves, et, avec le secours des deux Constantin, le père et le fils, et de l’impératrice Hélène, de propager la salutaire doctrine du Christ dans la Gaule et chez les Belges. Il s’en occupa infatigablement jusqu’à ce que, mûr pour le ciel par son âge et ses vertus, après avoir conduit le troupeau du Seigneur pendant vingt ans et plus, choisissant entre ses deux disciples Maximin et Paulin le premier comme plus âgé pour être son successeur, il passa du milieu de ses travaux au repos de la bienheureuse éternité, laissant son corps à la basilique de Saint-Jean l’Évangéliste, aujourd’hui nommée de Saint-Maximin. Il y repose dans une crypte à côté de son successeur ; autrefois tout le clergé de Trèves se réunissait annuellement le 13 de janvier pour faire mémoire de son décès.

Brésistère de Trèves.

Événements marquants

  • Clerc de l'église d'Antioche
  • Nommé archevêque de Trèves et primat des Gaules par saint Sylvestre
  • Réception des reliques de la Passion et de saint Matthieu de la part de sainte Hélène
  • Conversion du palais de sainte Hélène en basilique métropolitaine
  • Lutte contre les superstitions idolâtriques à Trèves
  • Gouvernance du diocèse pendant plus de vingt ans