Saint Ambroise de Milan

Évêque et Docteur de l'Église

Fête : 7 decembre 4ᵉ siècle • saint

Résumé

Évêque de Milan au IVe siècle, saint Ambroise est l'un des quatre grands docteurs de l'Église latine. Auteur prolifique, il a rédigé de nombreux traités exégétiques, moraux et dogmatiques, tout en luttant contre l'hérésie arienne. Il est également célèbre pour avoir baptisé saint Augustin et pour avoir structuré la liturgie ambrosienne.

Biographie

ÉCRITS DE SAINT AMBROISE.

1° L'Hexaméron, ou Traité sur les six jours de la création, écrit vers l'an 389. Il est distribué en neuf discours, aujourd'hui renfermés en six livres, qui répondent à chacun des jours de la création. Saint Ambroise a suivi en partie saint Basile, qui a écrit sur la même matière.

2° Le livre du Paradis, écrit vers l'an 375, a pour objet de précautionner les simples contre les artifices des hérétiques qui abusaient de l'Écriture. Le Saint examine quel est l'auteur du Paradis, ce que c'est que le Paradis, comment Ève fut séduite par le serpent, etc.; mais en traitant ces questions, il s'attache moins à la lettre qu'au sens allégorique.

3° Les deux livres sur Caïn et Abel, furent composés aussitôt après celui du Paradis, et ils en sont une suite. Il y est traité de la naissance, de la vie, des mœurs, des sacrifices de Caïn et d'Abel.

4° Le livre sur Noé et sur l'Arche, écrit vers l'an 379, comprend l'histoire du déluge et de l'arche de Noé. C'est dommage que nous n'ayons point cet ouvrage en entier, c'est un des mieux travaillés de saint Ambroise. Noé y est présenté comme un modèle de vertu pour tous les hommes.

5° Les deux livres sur Abraham, écrits vers l'an 387, paraissent être composés des discours que saint Ambroise avait faits aux catéchumènes durant le Carême. On trouve dans le premier un bel éloge d'Abraham, de ses actions, de ses vertus; le second livre est moins intéressant. Il paraît avoir été corrompu en quelques endroits par les hérétiques.

6° Le livre sur Isaac et sur l'Âme, écrit aussi vers l'an 387. C'est un des plus estimables ouvrages de saint Ambroise. Il y est traité, à l'occasion du mariage d'Isaac avec Rébecca, de l'union du Verbe avec l'âme, ce qui amène une paraphrase du Cantique des cantiques. On doit juger par là que le saint docteur s'attache principalement au sens mystique.

7° Le livre du bien de la Mort, écrit dans le même temps. L'auteur y montre que la mort n'est point terrible en elle-même, qu'elle affranchit l'âme de ses liens; qu'elle nous met dans l'heureuse nécessité de ne plus pécher, qu'elle peut nous servir de passage à la béatitude éternelle. Il finit par une description de cette béatitude, et exhorte les fidèles à la désirer.

8° Le livre de la Fuite du siècle est du même temps. Il est rempli d'instructions solides sur la vanité des biens du monde, sur le danger de ses charmes, sur la fragilité de la nature humaine, sur le besoin que nous avons du secours de Dieu, etc.

9° Les deux livres de Jacob et de la vie bienheureuse sont du même temps. C'est un recueil d'instructions adressées aux néophytes, pour leur enseigner les moyens d'acquérir la sainteté de la vie à laquelle ils s'étaient engagés par les vœux du baptême. Ces instructions sont confirmées par des exemples, et surtout par celui du patriarche Jacob, que les afflictions et les traverses n'empêchèrent point d'être heureux de ce bonheur que produit la fidélité au Seigneur.

10° Le livre du patriarche Joseph, écrit vers le même temps, ainsi que le suivant. On y trouve l'éloge des vertus et surtout de la chasteté de Joseph. Le Saint y instruit les pères et mères de la manière dont ils doivent partager leur affection entre leurs enfants.

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11° Le livre des Bénédictions des patriarches. Il y est traité de l'obéissance et de la reconnaissance que les enfants doivent à leurs pères et à leurs mères. Les bénédictions que Jacob, étant près de mourir, donne à ses enfants, y sont expliquées dans un sens mystique.

12° Le livre d'Élie et du Jeûne, écrit vers l'an 399. Saint Ambroise y traite du jeûne, de sa vertu, de ses effets. Il fait voir que ce fut par le jeûne qu'Élie opéra tous les prodiges que raconte de lui l'histoire sainte. Il cite plusieurs autres exemples de l'efficacité du jeûne. Selon lui, le jeûne est la nourriture de l'âme, la mort du péché, le fondement de la chasteté, etc.; il s'élève avec force contre le luxe des festins et contre les désordres qu'entraîne l'intempérance.

13° Le livre de Naboth, écrit vers l'an 395, contre l'avarice, la cruauté des riches et l'abus des richesses.

14° Le livre de Tobie, écrit l'an 376. Le Saint y fait l'éloge de Tobie et de ses vertus, et y donne d'excellentes leçons contre l'usure. C'est sans fondement qu'on a voulu contester cet ouvrage à saint Ambroise.

15° Les quatre livres de l'Interpellation ou de la plainte de Job et de David, écrits vers l'an 383, sont aussi certainement de saint Ambroise. On trouve dans les deux premiers les plaintes que Job et David font à Dieu, sur la faiblesse et la misère de l'homme. Dans les deux autres livres, il répond aux injustes plaintes de ceux qui trouvent à redire que les impies soient heureux en cette vie et les justes dans l'adversité.

16° L'Apologie de David, écrite vers l'an 384. L'auteur y justifie David, et montre qu'il a expié par la pénitence les crimes qu'il avait commis, ce qui est rare parmi les personnes de son rang. Il y a une autre apologie de David qui porte aussi le nom de saint Ambroise; mais il ne paraît pas certain qu'elle soit de ce Père.

17° Les Commentaires sur les Psaumes. Tout cet ouvrage se réduit à douze homélies ou discours qu'on croit avoir été recueillis par quelqu'un des disciples du Saint. Il n'y a qu'un petit nombre de psaumes expliqués.

18° Le Commentaire sur saint Luc, écrit en 386, est une suite de discours sur cet évangéliste. Le saint docteur s'attache tout à la fois au sens littéral, historique et mystique, et saisit toutes les occasions de combattre les hérésies qui régnaient de son temps.

19° Le Traité des Offices des ministres. Ambroise avait un soin particulier de ne choisir que de dignes ministres de la religion. Il ne voulait point que les membres de son clergé se mélassent d'affaires temporelles, et il leur ordonnait de se contenter de leur patrimoine, ou, s'ils n'en avaient point, de l'honoraire qu'on leur donnait. Ce fut pour apprendre à tous ses clercs à être véritablement la lumière du monde, qu'il composa, vers l'an 386, ces trois livres des Offices des ministres. On trouve aussi dans cet ouvrage des détails sur les principes généraux de la morale évangélique et qui sous ce rapport conviennent à tous les chrétiens.

20° Les trois livres des Vierges ou de la Virginité, à Marcelline. Il n'y avait que deux ans que saint Ambroise était évêque, lorsque Marcelline, sa sœur, le pria de mettre par écrit ce qu'il avait dit en chaire sur l'excellence de la virginité; car il traitait souvent ce sujet, le dimanche. Il se rendit à sa prière, et composa ses trois livres des Vierges, en 377.

L'élégance avec laquelle cet ouvrage est écrit l'a fait justement admirer par saint Jérôme et par saint Augustin. Mais il est surtout recommandable par l'onction et l'esprit de piété qui s'y font remarquer de toutes parts. Les deux premiers livres sont employés à montrer l'excellence de la virginité et à faire sentir les avantages spirituels qu'elle procure. L'auteur insiste sur les vertus de la sainte Vierge, qu'il propose comme modèle à ceux qui ont embrassé cet état; il fait l'éloge de sainte Agnès; il cite l'exemple de sainte Thècle, et les détails dans lesquels il entre sur ces objets sont embellis de toutes les grâces et de toutes les figures de la rhétorique. Dans le troisième livre, il traite des principaux devoirs des vierges; il leur recommande de ne point boire de vin, de fuir les visites, de s'appliquer aux exercices de piété, de prier et de réfléchir souvent dans la journée, de répéter l'oraison dominicale et les psaumes le soir en se couchant et le matin en se levant, et de commencer chaque jour par la récitation du symbole, qui est l'abrégé et le sceau de notre foi. Il veut que les vierges vivent dans cette tristesse salutaire qui opère le salut; qu'elles évitent toute joie immodérée, et principalement la danse, dont il fait sentir le danger.

21° Le livre des Veuves, écrit vers l'an 377. Il y exhorte les femmes qui avaient perdu leur mari à garder une chasteté perpétuelle.

22° Le livre de la Virginité, écrit l'année suivante. Le saint docteur y donne, d'après l'Écriture, une haute idée de cette vertu; mais il ne veut point que les jeunes filles prennent légèrement le voile lorsqu'elles sont d'un caractère inconstant. « Quelques-uns », dit-il, « se plaignent que le nombre des vierges fera bientôt périr le genre humain. Je voudrais savoir qui a manqué de femmes et qui s'est trouvé dans le cas de n'en point trouver ? » Le saint docteur fait observer que ce ne sont point les vierges, mais la guerre et la mer qui détruisent l'espèce humaine. Il ne veut cependant pas qu'un chacun embrasse légèrement l'état de virginité: non-seulement le mariage est saint, mais c'est l'état général de ceux qui vivent dans le monde.

23° Le livre de l'Institution d'une vierge, écrit vers l'an 391. Ce livre contient la réfutation de Bourse, qui renouvelait l'erreur d'Helvidius, laquelle consistait à nier que la sainte Mère de Dieu ait vécu dans une virginité perpétuelle. L'auteur y rappelle les instructions qu'il avait données à Ambroise, une des vierges qui servaient Dieu à Bologne sous sa conduite; et il fait voir que la retraite, le silence, l'humilité et la prière sont le principal devoir d'une vierge chrétienne. Il y décrit les cérémonies usitées lorsqu'une vierge embrassait solennellement cet état. Elle se présentait au pied de l'autel, où elle faisait sa profession devant le peuple; l'évêque, après les instructions relatives à la circonstance, lui donnait le voile qui la distinguait des autres vierges; mais on ne lui coupait pas les cheveux comme aux clercs et aux moines. Le saint docteur finit en priant Jésus-Christ d'assister à ces noces spirituelles et de recevoir son épouse, qui se consacre à lui publiquement, après s'y être consacrée longtemps auparavant en esprit et dans son cœur.

24° L'Exhortation à la virginité, écrit vers l'an 393. Ce sont des instructions adressées aux filles de Julienne, veuve de Florence.

25° L'Invective contre une vierge qui s'était laissé corrompre. Le Saint l'exhorte à pleurer sa faute, et à l'expier par la pénitence.

26° Le livre des Mystères ou des Initiés. Dans son livre sur les mystères, composé en 387, il instruit les nouveaux baptisés et leur explique avec une grande clarté les cérémonies du baptême et de la confirmation, ainsi que la doctrine de l'Église sur le sacrement de l'Eucharistie. On ne peut douter que cet ouvrage ne soit du saint docteur; il lui est attribué par tous les auteurs, et ceci se prouve encore par la première partie de l'ouvrage même. L'auteur, après avoir expliqué les anciennes figures de l'Eucharistie, comme le sacrifice de Melchisédech, la manne, l'eau sortie du rocher, ajoute : « Vous direz peut-être : Mais je vois autre chose; comment puis-je être sûr que je reçois le corps de Jésus-Christ ? Je vais prouver que ce n'est point ce qui a été formé par la nature, mais ce que la bénédiction a consacré, et que la bénédiction est plus puissante que la nature, puisqu'elle la change ». Il cite à ce sujet plusieurs miracles, entre autres celui de la verge d'Aaron changée en serpent, et enfin le mystère de l'Incarnation qu'il compare à celui de l'Eucharistie. « Une vierge », dit-il, « a enfanté, ce qui est contraire à l'ordre de la nature; or, le corps que nous consacrons est né d'une vierge. Pourquoi cherchez-vous l'ordre de la nature dans le corps de Jésus-Christ, puisque Jésus-Christ est né d'une vierge contre l'ordre de la nature ? Jésus-Christ avait une chair réelle qui fut attachée à la croix et déposée dans le tombeau. Ainsi l'Eucharistie est le vrai sacrement de cette chair. Jésus-Christ nous en assure lui-même, en disant : Ceci est mon corps. Avant la bénédiction des paroles célestes, c'est une autre nature; après la consécration, c'est son corps... Si la bénédiction d'un homme est capable de changer la nature des choses, que dirons-nous de la consécration divine, où les paroles du Sauveur lui-même opèrent ? La parole de Jésus-Christ, qui de rien pouvait faire ce qui n'était pas, n'aura-t-elle pas le pouvoir de changer ce qui est en ce qui n'était pas ? » Le Saint recommande aux nouveaux fidèles de tenir secrets les mystères de leur foi, à cause de l'abus qu'en auraient pu faire les païens. Saint Augustin, qui fut baptisé par saint Ambroise, en 387, assista sans doute aux discours que le saint archevêque fit aux néophytes dans ce temps-là.

27° Les livres des Sacrements ne sont point de saint Ambroise. On trouve la même doctrine et quelques-unes des mêmes expressions que dans les Mystères, dans les six livres sur les Sacrements, qui sont attribués à saint Ambroise par les écrivains du IXe siècle et dans les manuscrits

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de VIIIe. L'auteur de cet ouvrage était un évêque qui vivait dans un lieu où il y avait beaucoup de catéchumènes adultes, et où il se trouvait encore des restes d'idolâtrie. Les livres sur les Sacrements sont une imitation de celui de saint Ambroise sur les Mystères, avec cette différence que le premier ouvrage est plus long et que le style en est bas et rampant. S'il n'était point de saint Ambroise, comme les nouveaux éditeurs de ce Père en doutent, ainsi que Ceillier et Rivet, la cause de l'Église y gagnerait, puisqu'au lieu d'un témoin de sa doctrine elle en aurait deux. Voir les nouveaux éditeurs de saint Ambroise, t. II, p. 341.

28e Les deux livres de la Pénitence, écrits vers l'an 384. Dans son livre, il réfute quelques objections des Novatiens; puis il montre que la pénitence est fausse et infructueuse lorsqu'elle n'est point accompagnée du changement du cœur dans lequel consiste son essence. Le saint docteur exhorte les fidèles à la communion fréquente, parce que l'Eucharistie est notre pain spirituel et notre nourriture journalière.

29e Les cinq livres de la Foi. Eritigerme, roi des Goths, ayant fait une irruption sur les terres des Romains, dans la Thrace et dans la Pannonie, Gratien voulut passer en Orient avec une armée, pour secourir Valens, son oncle; mais il résolut en même temps de se prémunir contre les pièges des Ariens, dont Valens était le protecteur. Dans cette vue, il pria saint Ambroise, pour lequel il avait une vénération singulière, de lui donner par écrit quelques instructions contre l'Arianisme. Le saint archevêque, pour seconder ses pieuses intentions, composa, en 377, son Traité de la Foi à Gratien, ou de la Trinité. Cet ouvrage est divisé en cinq livres, dont les trois derniers ne furent écrits qu'en 379. C'est une excellente réfutation de l'Arianisme. L'auteur y établit le dogme avec autant d'esprit que de force et de solidité, et donne les réponses les plus satisfaisantes aux objections.

30e Les trois livres du Saint-Esprit, écrits en 381, à la prière de Gratien. Le style des livres du Saint-Esprit est moins concis et plus simple. C'est, dit saint Augustin, parce que le sujet n'a pas besoin des ornements du discours pour toucher le cœur, et qu'il suffit d'établir par des preuves solides la consubstantialité de la troisième personne de la sainte Trinité. On y trouve plusieurs choses copiées de saint Athanase, de l'Hégume et de saint Basile, sur la même matière.

31e Le livre de l'Incarnation, écrit en 382. C'est encore une réfutation des Ariens, adressée à deux officiers de la cour de Gratien.

32e Les Lettres, au nombre quatre-vingt-onze. Elles sont divisées en deux classes dans la dernière édition : la première classe contient celles dont on a pu fixer le temps, et la seconde, celles dont on n'a point l'époque certaine.

33e Les livres sur la mort de Satyre. Saint Ambroise prononça l'oraison funèbre de son frère Satyre, le jour des funérailles. Sept jours après, on alla au tombeau de Satyre pour répéter les prières de l'Église, suivant ce qui se pratiquait alors. Saint Ambroise fit une seconde fois l'éloge de son frère; et comme il s'étendit beaucoup sur le bonheur d'une mort chrétienne et sur la résurrection des morts, cet éloge est communément appelé le Discours sur la Résurrection.

34e Les Discours sur la mort de Valentinien et de Théodose.

35e Plusieurs Hymnes. L'Église latine chante encore dans son office des hymnes composées par Ambroise. Saint Augustin, saint Isidore, Bède, le concile de Rome en 430, etc., lui en attribuent douze, telles que Deus Creator omnium; Jam surgit hora tertia; Veni, Redemptor gentium; Illuminans Altissimus; Aeterna Christi munera; Somno refectis artibus; Canors paterni luminis; O lux beata Trinitas; Fit porta Christi pervia, etc. La plupart des hymnes des fériés de l'Église latine paraissent être du même Saint. On dit qu'il établit le premier la coutume de chanter des hymnes à l'église. Celles dont il est l'auteur sont composées de manière que le sens finit au quatrième vers, sans qu'on puisse les chanter à deux chœurs. Saint Hilaire composa aussi des hymnes dans le même temps. Georges Cassandre, dans l'épître dédicatoire de son recueil d'hymnes, fait une observation sur celles qui sont intitulées : Hymnes de saint Pierre et de saint Paul, etc. On ne doit, dit-il, entendre autre chose, sinon que ce sont des hymnes à la louange de Dieu, en mémoire de saint Pierre et de saint Paul; et ces expressions, église, autel, messe de saint Pierre et de saint Paul, etc., ont la même signification. Cette manière de parler se trouve dans saint Ambroise, dans saint Augustin, etc.

La liturgie de Milan, dite ambrosienne, reçut un nouveau lustre de notre saint docteur; mais il est prouvé par ses écrits même qu'elle était plus ancienne que lui, du moins quant à certains points empruntés de la liturgie romaine. On regarde saint Barnabé, ou plutôt saint Mérocle, comme le premier auteur de cette ancienne liturgie. Voir le Père Lebrun, Explication des cérémonies de la messe, t. II, diss. III, p. 175; l'Origine Apostolica della Chiesa Milanese e del rito della stessa, opera del dottore Nicolo Sonmani, oblato e prefetto della bibl. ambros. in Milano, 1755; Muratori, Antichità, etc., diss. LVIII, de riti della Chiesa Ambrosiana, p. 222.

Dans l'appendice de l'édition des Bénédictins, nous trouvons deux prières à réciter avant la messe. Quelques critiques cependant ont pensé que celle de ces prières qui commence par ces mots : Summe Sacerdos, pourrait être de notre Saint, et qu'elle représente assez bien son style. On peut voir sur l'hymne Te Deum, le Père Le Brun; la vie de saint Augustin, etc.

Saint Ambroise avait composé encore d'autres ouvrages qui ne sont point parvenus jusqu'à

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nous. On lui en a attribué d'autres qui ne sont point de lui et dont nous ne dirons rien.

Saint Ambroise, dans les règles qu'il prescrit à l'orateur, exige un style simple, clair, plein de force et de gravité, qui exclut l'affectation et les ornements recherchés. Il est cependant tombé lui-même dans les défauts qu'il blâmait, parce que c'étaient ceux de son siècle; mais les pointes et les jeux d'esprit qu'il emploie quelquefois n'empêchent pas qu'on ne trouve dans ses ouvrages beaucoup de force, de pathétique et d'onction. Fénelon cite la lettre à Théodose, en preuve de la première de ces qualités, et les discours sur la mort de Satyre, en preuve de la seconde. Les livres que le saint docteur a travaillés avec soin sont polis, ingénieux, ornés de fleurs et de figures; en général, son style est noble, concis, sententieux, étincelant de traits d'esprit, et a toujours une certaine douceur qui charme le lecteur. Ses lettres, celles surtout qu'il écrivit aux empereurs, sont des chefs-d'œuvre; on y voit que le Saint connaissait le monde et les affaires, et qu'il savait s'accommoder à tous les rangs.

L'édition des Œuvres de saint Ambroise par le cardinal Montalte, depuis Pape sous le nom de Sixte V, est la plus estimée de toutes les anciennes. Elle a été réimprimée plusieurs fois. Dom du Frische et Dom le Nourri, religieux de la Congrégation de Saint-Maur, en ont donné une nouvelle qui a effacé toutes les autres, et qui parut à Paris en 1686, 1690, 2 vol. in-fol. Richard Simon leur a cependant reproché d'avoir laissé dans le texte plusieurs fautes que Dom Lemerault, bibliothécaire de Saint-Germain des Prés, avait entrepris de corriger. Voir les lettres critiques de Richard Simon, et Dom Ceillier.

L'édition des Œuvres de saint Ambroise par les Bénédictins a été réimprimée à Venise en 1752, 4 vol. in-fol.

Les livres de la Virginité ont été traduits en français par le Père Duranti de Bonrecueil, oratorien, qui les a fait précéder d'une dissertation curieuse sur les vierges. Cette traduction, en un vol. in-12, 1729, est estimée ainsi que celle des lettres du saint docteur, par le même, en 3 vol. in-12, 1741.

L'abbé de Bellegarde a traduit le Traité des Offices des ministres, 1 vol. in-12, 1691.

Ce récit est du Père Giry: nous l'avons revu et complété avec l'Histoire des auteurs sacrés et ecclésiastiques, par Dom Ceillier, et la France littéraire, par Dom Rivet.

Événements marquants

  • Élection comme évêque de Milan
  • Composition de l'Hexaméron vers 389
  • Baptême de saint Augustin en 387
  • Rédaction des traités sur la virginité pour sa sœur Marcelline
  • Lutte contre l'arianisme sous les règnes de Gratien et Valens

Citations

La bénédiction est plus puissante que la nature, puisqu'elle la change.

— Livre des Mystères

Ceci est mon corps. Avant la bénédiction des paroles célestes, c'est une autre nature; après la consécration, c'est son corps.

— Livre des Mystères

Date de fête

7 decembre

Époque

4ᵉ siècle

Décès

Fin du IVe siècle (naturelle)

Attributs iconographiques

Autres formes du nom

  • Ambroise de Milan (fr)
  • Ambrosius (la)

Prénoms dérivés

Ambroise

Famille

  • Marcelline (sœur)
  • Satyre (frère)