Sainte Marie de Cervellione
Vierge, de l'Ordre de la Merci
Résumé
Née à Barcelone en 1230 grâce aux prières de saint Pierre Nolasque, Marie de Cervellione consacra sa vie à Dieu en refusant tout mariage. Elle devint la fondatrice et la première supérieure de la branche féminine de l'Ordre de la Merci. Morte en 1290, son corps fut retrouvé intact quatre-vingt-dix ans plus tard.
Biographie
SAINTE MARIE DE CERVELLIONE, VIERGE,
DE L'ORDRE DE LA MERCI (1290).
Sainte Marie de Cervellione naquit en 1230 à Barcelone. Cette naissance fut due aux prières de saint Pierre Nolasque, car dona Maria, sa mère, avait été jusque-là stérile. La joie de la famille fut grande à la venue de cette petite fille dont le visage brillait d'un éclat merveilleux. Elle fit voir dès ses jeunes années une pureté d'âme extraordinaire, pleurant les fautes les plus légères comme si elles eussent été de graves offenses à Dieu. Elle recherchait la solitude et montrait un goût remarquable pour la lecture de la Vie des Saints dont elle s'efforçait d'imiter les actions. Elle ne sortait jamais qu'en compagnie de sa mère et seulement pour aller à l'église ou dans les hôpitaux. Elle fuyait l'oisiveté et travaillait à préparer des ornements pour l'église ou à confectionner des vêtements pour les pauvres. Elle menait une vie dure et crucifiée, jeûnant avec courage, portant un dur cilice et se donnant souvent la discipline.
Plusieurs fois demandée en mariage par de riches partis, elle refusa constamment, car elle avait choisi Jésus-Christ pour son Époux, et pour obtenir du ciel la fidélité à sa résolution, elle redoubla ses prières, ses austérités et ses œuvres de charité. Le démon jaloux lui suscita encore un prétendant d'une naissance illustre, auquel ses parents auraient bien voulu la donner. Mais rien ne fut capable de vaincre sa résistance. Appuyée sur le secours du ciel, elle demeura inébranlable. Dès ce jour elle se dépouilla de tous les ornements du siècle, ne porta plus que des habits de grosse laine, et, quelque temps après, de l'avis de son directeur et du consentement de sa famille, elle prenait l'habit de Notre-Dame de la Merci. Il n'y avait pas encore de religieuses de cet Ordre, et elle devint la fondatrice du premier couvent qui fut bientôt rempli de saintes femmes des plus riches familles de Barcelone jalouses de se consacrer à Dieu et de se livrer aux œuvres de piété et de miséricorde. Nommée supérieure, elle commença par faire elle-même ce qu'elle recommandait à ses religieuses, leur rendant ainsi l'obéissance facile. Dieu la combla de faveurs : il lui accorda le don de prophétie et le don des miracles. Après une vie remplie de mérites et de bonnes œuvres, elle rendit son âme à Dieu le 19 septembre 1290, et fut ensevelie au milieu d'un concours immense dans l'église de Notre-Dame de la Merci. Quatre-vingt-dix ans après sa mort, Pierre IV d'Aragon fit ouvrir son tombeau afin de lui donner une sépulture plus digne d'elle. Son corps fut trouvé sans corruption, on eût dit que la vie venait de le quitter. Les miracles ne cessaient de se multiplier à son tombeau, Innocent III approuva le culte qu'on lui rendait.
Acta Sanctorum.
Événements marquants
- Naissance à Barcelone en 1230
- Refus de plusieurs mariages illustres
- Prise d'habit de l'Ordre de la Merci
- Fondation du premier couvent de religieuses de la Merci
- Élection comme supérieure
- Mort en 1290
- Exhumation et découverte du corps intact en 1380
Miracles
- Visage brillant d'un éclat merveilleux à la naissance
- Don de prophétie
- Don des miracles
- Incorruptibilité du corps après 90 ans