Saint Aurélien de Lyon

Archevêque de Lyon et Abbé

Fête : 4 juillet 9ᵉ siècle • saint

Résumé

Né dans la province de Lyon, Aurélien fut un grand réformateur monastique et archevêque de Lyon au IXe siècle. Après avoir dirigé plusieurs abbayes prestigieuses comme Ainay et Saint-Claude, il fonda l'abbaye de Seyssieu en 859. Il joua un rôle ecclésiastique majeur en participant aux conciles de Ponthion et de Troyes sous le pontificat de Jean VIII.

Biographie

FONDATEUR DE SAINT-BENOÎT DE SEYSMEU (895).

Aurélien naquit dans la province de Lyon : son père portait le même nom que lui, et sa mère s'appelait Adalouas. Admis, dès sa jeunesse, à suivre la carrière ecclésiastique, il devint d'abord archidiacre d'Autun et fut ensuite élu abbé du monastère d'Alenay, au confluent du Rhône et de

4 JUILLET.

la Saône. Aisnay ou Ainzy (Athenacum) était une abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît, située autrefois hors des murs de Lyon et est renfermée aujourd'hui dans son enceinte. L'une des plus anciennes des Gaules, elle florissait déjà l'an 534, lorsque le royaume de Bourgogne fut réuni à la France. Ce lieu d'Athenacum était devenu célèbre comme le théâtre où les illustres martyrs de Lyon, que saint Grégoire de Tours appelle Athenacenses, souffrirent la mort sous Marc-Aurèle, au IIe siècle. Les corps de ces glorieux confesseurs de la foi, jetés, par un ordre barbare, dans le Rhône, furent recueillis par les fidèles et placés sur l'autel d'une vaste basilique qu'ils construisirent en leur honneur. Plus tard, on joignit à cette basilique un insigne monastère sous le vocable de saint Martin. Ravagée par les barbares, Aurélien y rétablit des moines et lui rendit sa première splendeur.

Quelque temps après, Aurélien eut le gouvernement des abbayes de Saint-Claude (Jura) et de Nautua (Ain). C'étaient deux illustres et anciens monastères de Bénédictins. Ce ne fut point l'appât de la fortune ou l'ambition, mais le seul intérêt de ces maisons religieuses qui l'engagèrent à accepter ces fonctions nouvelles. Au bout de dix ans, il s'en démit pour aller fonder l'abbaye de Seyssieu. C'était l'an 859. Il la plaça sur le Rhône, à quatre lieues de Belley, et la mit sous l'invocation de saint Benoît et des saints martyrs Florentin et Hilaire. L'an 878, il reçut dans cet asile les religieux de Saint-Maur des Fossés, près Paris, qui cherchaient un refuge contre la fureur des Normands.

Cependant, la haute réputation de vertu d'Aurélien l'avait fait monter, dès 875, sur le siège métropolitain de Lyon, vacant par le décès de saint Remy. Il se trouva en juin ou juillet 876, au concile tenu à Ponthion (Marne) par Jean de Toscanella, Jean d'Arezzo et Asségise, de Sens. En 878, il assista à celui de Troyes, présidé par le pape Jean VIII, et y prit plusieurs fois la parole.

On place communément le jour de sa mort en 893, mais on ne s'accorde pas sur le jour précis de son décès. Le nécrologe de l'Église de Lyon, que nous avons suivi, le marque au 4 juillet.

Cf. Fisquet : La France Pontificale.

Événements marquants

  • Archidiacre d'Autun
  • Abbé d'Alenay (Ainay)
  • Gouvernement des abbayes de Saint-Claude et de Nantua
  • Fondation de l'abbaye de Seyssieu en 859
  • Élévation au siège métropolitain de Lyon en 875
  • Participation au concile de Ponthion en 876
  • Participation au concile de Troyes en 878
  • Accueil des religieux de Saint-Maur des Fossés fuyant les Normands